La femme qui aimait les hommes qui se prennent pour des femmes

Ma bite, à force de ne pas baiser, de femmes ou d’hommes, à force de n’être pas pénétrante, s’était réduite à néant. Il faut dire que j’aimais tellement me faire prendre, avoir les couilles et la verge secouées par les coups de boutoir derrière moi, que mon sexe, probablement, avait fini par juger inutile de bander pour jouir. Ainsi, ma bite s’était transformée en un gros clitoris et mon seul espoir, désormais, consistait à rencontrer une lesbienne qui aurait aimé les hommes – et les gros clitoris.

Toujours un peu anxieux, pessimiste de nature, pour être moins déçu, continuer de croire aux miracles, j’avais imaginé que cette femme n’existait pas.

Jusqu’au jour où je la rencontrai.

J’étais avec une amie, avec laquelle il ne passait plus rien depuis longtemps, dans une boite libertine. On devisait de tout et de rien, on se donnait des nouvelles, comme on aurait pu le faire dans n’importe quel café, sauf que l’ambiance sulfureuse du lieu ne nous déplaisait pas.

La soirée avançait. Jetant un coup d’œil autour de nous, nous dûmes admettre que le champ des possibles n’était pas tout à fait le même que dans une brasserie. On fit mine de ne pas s’en préoccuper mais ce n’était pas un hasard si nous étions là et pas ailleurs.

– Ne rêvez pas, c’est une femme, dit Manon, plaisantant à moitié, à la belle quinquagénaire qui s’approchait de nous.

Cette dame, au maintien impeccable, était accompagnée de son mari, ou partenaire. La conversation s’engagea.

– Ça me va! répondit la femme avec un large sourire, j’adore ça. Une femme dans un corps d’homme, c’est un rêve!

Nous étions un peu décontenancé, mais cela ne nous empêcha pas de faire connaissance.

La situation était étrange, car la femme qui aimait les femmes cachées dans des corps d’hommes, ne s’intéressait pas du tout à Manon, contrairement à ce que je pensais qu’elle ferait à un moment où à un autre. Elle continuait de me faire du gringue comme si elle était tombé sur l’étalon du siècle qui allait lui secouer la croupe dans les minutes suivantes. Son mari était étrange également, car il ne semblait pas plus intéressé par Manon que par moi. Je le regardais en coin – il était bel homme – pour voir s’il était passionné par autre chose. Mais non, rien. Il était présent malgré tout, intéressé par la relation qui se nouait.

Comme il se faisait tard, comme je n’étais pas doué pour la conversation, comme j’étais un peu ivre, je demandai à brûle-pourpoint à la belle quinquagénaire si cela lui plairait de sucer mon gros clitoris – ce sont les mots que j’ai employés.

Sans aucune hésitation, sans prendre le temps de descendre dans la partie de l’établissement réservée aux ébats sexuels, la belle s’accroupit pour accueillir ma queue molle.

Peut-être un peu saoule elle aussi, elle faisait des commentaires tandis que Manon continuait d’animer la conversation. Sauf que j’étais en train de me faire téter en faisant de gros efforts pour ne pas durcir trop vite.

– j’adore, j’adore, j’adore, ne cessait de répéter la belle, toute à son affaire, nous ayant presque oubliés.

Ensuite, c’est devenu plus sérieux. Elle avait sorti ses seins de son chemisier et se les massait, s’en pinçait les bouts chaque fois que sa main n’était pas occupée sous sa jupe à masser autre chose – un vrai clitoris, par exemple.

Elle grognait, bavait, et commençait de dire des choses bizarres, comme si elle était prête à jouir.

– Je veux ta chatte… Je veux ta chatte… répétait-elle d’une voix rauque, en faisant glisser sa main entre mes fesses.

– Je vais vous la donner, lui répondis-je, mais pas ici, car je ne me voyais pas penché sur le bar, tournant le dos à la piste de danse, en train de me faire lécher la rondelle. Ma pudeur me l’interdisait.

Nous avons trouvé, au sous-sol, un coin plus tranquille.

– Elle est bonne ta chatte… elle est bonne… disait la petite excitée en me léchant le cul, je vais te la prendre…

L’homme qui apparemment avait tout prévu, sortit d’un sac deux godes fixés sur des harnais et, tandis que Madame ajustait le sien, il dit à Manon de faire de même.

Ainsi, je me fis enculer, royalement enculé et appeler par divers noms d’oiseaux jusqu’à ce que Madame, dans un souffle, demande à Manon de l’enculer à son tour.

Elle perdait la tête, elle était aussi rouge d’excitation que Monsieur était calme et voyeur.

Elle me prenait avec application – ce n’était pas sa première fois – et Manon, derrière elle, lui rendait la pareille. On finit par trouver notre position, notre rythme.

Puis elle demanda à Manon d’y aller carrément, de la DÉFONSER, littéralement.

Penchée au-dessus de moi, elle agrippait mes couilles et les secouait. Et mon gros clitoris n’en pouvait plus de s’agiter dans tous les sens.

– Tu vas me faire jouir, ma petite pute, tu vas me jouir…

Je ne sais combien de fois elle répéta cette phrase. Je ne saurais vous dire non plus si elle s’adressait à Manon ou à moi. Mais je sais que lorsque je l’entendis crier, je me mis à gicler.

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